Description

Peindre est une pulsion. On peint comme on vit, on peint ce qu’on est. Il n’y a pas d’autre motivation. Ou il ne devrait pas y en avoir.

Nous choisissons ce que nous faisons de ce que les gens désirent de nous, dit Sartre. Et pour Christophe, la peinture est une dissidence. Elle nous arrache à nos croyances par l’expérimentation.

S’il n’aime pas le vert, alors il va peindre en vert. Si parler de Dieu est une certaine forme de tabou dans l’espace public, en France, alors les toutes premières peintures auront parlé de Dieu.

Parce qu’il n’y a rien de plus important que de s’emparer de ses propres questionnements. Non pas dans un délire égocentrique, voire narcissique, que la publicité, son ancien métier, flatte pour mieux asservir ; mais pour comprendre qui on est, individuellement et collectivement ; pour trouver sa place et mieux vivre.

Et la peinture évite de se complaire dans le seul champ des idées. Elle se fait sensations, intuitions et maïeutique. Le corps entier y est impliqué. Christophe aime d’ailleurs cette épreuve. C’est une immersion qui demande souvent force et endurance. On ne pense plus, on est dans l’action.

La solitude, le silence, les doutes, l’endurance, la page blanche, la force, la douleur, les passions tristes et joyeuses, le temps font disparaître l’esprit pour incarner des instants.

Peindre, coller, arracher, c’est ainsi créer une matière à l’autre. Cette personne qui s’arrête, prend le temps de regarder, l’artiste veut l’honorer, en montrant la vérité de ces moments. Qu’elle puisse hésiter, reculer, effacer, tracer, couvrir, bref vivre avec lui cette histoire.

Car l’autre est un alter ego.

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